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Entreprises

Hybrides chinoises : Bruxelles fixe un plafond de 350 000 véhicules par an, selon un responsable européen

Un responsable européen a indiqué le 12 octobre 2026 que l'accord avec Pékin limite les hybrides chinoises à 350 000 unités par an dans l'UE. La Chine, elle, évoque au moins 302 000 véhicules annuels.

2 min de lecture

Rédigé avec l'aide d'une IA, à partir de 1 source

Photo illustrant : Maros Sefcovic
Photo : Xavier Lejeune · CC BY 4.0. Source : Wikimedia Commons

L'essentiel

  • Selon un responsable européen cité par Le Figaro, les importations d'hybrides chinoises seront limitées à 350 000 par an.
  • D'après ce responsable, l'accord ramènera les exportations à moins de la moitié du niveau attendu, soit 800 000 véhicules en 2026.
  • Selon Le Figaro, la Chine a laissé entendre qu'elle pourrait exporter au moins 302 000 hybrides par an vers l'UE.
  • Selon Le Figaro, Pékin a salué samedi des compromis ayant permis d'« éviter une escalade ».

Un plafond annoncé lundi

Un responsable européen a annoncé lundi 12 octobre 2026 que l'Union européenne allait fixer à 350 000 par an le volume de véhicules hybrides venus de Chine. Ce plafond découle d'un accord négocié entre Pékin et Bruxelles, rapporte Le Figaro.

D'après ce même responsable, le dispositif « réduira de plus de moitié » les exportations actuelles vers l'Union. Celles-ci devraient, selon lui, atteindre 800 000 véhicules en 2026.

Ce que Maros Sefcovic avait dit vendredi

Selon Le Figaro, le commissaire européen au Commerce, Maros Sefcovic, avait fait une première annonce vendredi, au terme de deux jours de discussions soutenues à Pékin. Il avait indiqué que la Chine consentait à modérer l'afflux de véhicules hybrides et hybrides rechargeables sur le marché européen.

Toujours selon lui, cet accord bilatéral pouvait empêcher l'arrivée de « plusieurs millions d'unités » sur quatre ans et laissait entrevoir une baisse de plus de moitié des exportations chinoises. Le commissaire n'avait pas détaillé davantage. Le chiffre de 350 000 est donc rendu public lundi, par la voix d'un responsable européen.

La position de Pékin

Lundi, la Chine a laissé entendre, d'après Le Figaro, qu'elle pourrait exporter chaque année au moins 302 000 hybrides vers l'UE au titre de ce consensus. Ce niveau n'est pas celui avancé par le responsable européen, qui parle de 350 000. L'article du Figaro n'explique pas cette différence.

Samedi, Pékin avait par ailleurs salué les compromis commerciaux conclus avec l'UE, notamment sur les hybrides. La Chine estimait qu'ils avaient permis d'« éviter une escalade » et marquaient « un nouveau départ ».

Un dossier sensible

Le Figaro décrit le sujet des hybrides comme l'un des plus délicats entre l'UE et la Chine. Ces modèles sont devenus une voie majeure d'entrée des constructeurs chinois en Europe, où ils concurrencent durement les fabricants locaux, au risque de peser sur l'emploi dans l'Union.

Industriels et responsables européens critiquent depuis des années l'afflux de produits chinois moins chers, qu'ils jugent responsables de fragilités sectorielles et de nombreuses suppressions de postes, par exemple dans l'automobile. Ils reprochent à la Chine des pratiques déloyales : subventions aux entreprises, manipulation de la monnaie et entraves à l'accès de sociétés européennes à son marché. Pékin conteste ces accusations, met en avant le succès de son industrie et renvoie l'économie européenne à ses faiblesses.

Analyse : des zones d'ombre

Cette analyse repose uniquement sur les éléments publiés. Les deux parties avancent des chiffres distincts, 350 000 d'un côté et au moins 302 000 de l'autre, et les informations disponibles ne précisent ni le calendrier ni les modalités de contrôle. L'effet concret de l'accord sur les constructeurs dépendra de ces points, qui restent à éclaircir.

Sources

Documents consultés pour rédiger cet article. Les liens ouvrent le site de l'éditeur.

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