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Économie

Russie : Vladimir Potanin estime que l'économie n'a pas touché le fond, le ministère de l'Économie anticipant 0,6 % de croissance

Interrogé par RBC TV, Vladimir Potanin, principal actionnaire de Norilsk Nickel, juge que l'économie russe n'est pas au plus bas, selon BFM Business. Le ministère de l'Économie table sur 0,6 % de croissance.

2 min de lecture

Rédigé avec l'aide d'une IA, à partir de 1 source

Photo illustrant : Vladimir Potanin
Photo : Russian Presidential Press and Information Office · CC BY 4.0. Source : Wikimedia Commons

L'essentiel

  • Selon BFM Business, Vladimir Potanin a dit sur RBC TV, le samedi 10 octobre, que la Russie n'était pas encore au plus bas sur le plan économique.
  • D'après BFM Business, le ministère russe de l'Économie anticipe une croissance plafonnée à 0,6 % cette année.
  • Selon BFM Business, l'entreprise de Vladimir Potanin devra payer une taxe exceptionnelle pouvant atteindre 30 % de ses superprofits entre 2027 et 2029.
  • D'après BFM Business, les grands groupes déchantent, les réformes fiscales de 2024 ayant été comprises comme stables jusqu'en 2030.

Une mise en garde venue du monde des affaires

Selon BFM Business, Vladimir Potanin a estimé que l'économie russe n'était pas encore au plus bas. Il s'est exprimé lors d'une interview accordée à RBC TV le samedi 10 octobre. BFM Business le présente comme la troisième fortune de Russie et le principal actionnaire de MMC Norilsk Nickel PJSC, décrit comme le plus grand groupe minier du territoire.

D'après le média, l'homme d'affaires a regretté que la croissance ne suive pas, alors que la Russie investit massivement sur le front ukrainien.

Une croissance plafonnée et un déficit qui se creuse

BFM Business rapporte que le ministère russe de l'Économie anticipe, pour cette année, une croissance limitée à 0,6 %. Le même ministère s'attend, toujours selon le média, à un déficit budgétaire croissant, que la guerre contribuerait à creuser.

Toujours d'après BFM Business, le financement des offensives en Ukraine contraint Moscou à puiser dans les autres secteurs, au moyen d'impôts et de taxes.

Une taxe sur les superprofits en ligne de mire

BFM Business cite l'exemple de l'entreprise de Vladimir Potanin, qui devra s'acquitter d'une taxe exceptionnelle pouvant atteindre 30 % de ses superprofits entre 2027 et 2029. Le média définit ces superprofits comme des profits dépassant largement les bénéfices habituels, portés par un événement exceptionnel.

Selon BFM Business, le magnat juge que cette taxe risque de pénaliser l'investissement et, par extension, la croissance.

Un écart qui se creuse avec le pouvoir

Selon BFM Business, Vladimir Potanin est à la tête d'un empire de 22 milliards de dollars d'après l'indice Bloomberg des milliardaires. Ses propos témoignent, d'après le média, d'un fossé grandissant entre les plus grandes entreprises et le gouvernement. Celui-ci doit, toujours selon BFM Business, s'assurer que le pays peut continuer à financer la guerre.

Le média ajoute que les géants de l'industrie avaient soutenu les réformes fiscales de 2024, en partant du principe qu'elles seraient stables jusqu'en 2030. Face au déficit croissant et à cette promesse non tenue, ils déchantent, écrit BFM Business.

Analyse

Les éléments rapportés par BFM Business dessinent une tension entre deux exigences : le besoin de recettes de l'État, lié au coût de la guerre, et la demande de stabilité fiscale des grands groupes. Selon le média, Vladimir Potanin craint que la nouvelle taxe pèse sur l'investissement. Cette lecture reste celle de l'intéressé et du média, et les sources fournies ne permettent pas d'en mesurer l'ampleur. BFM Business renvoie par ailleurs à un autre article évoquant une croissance à plat, des pénuries de carburant qui se multiplient et un pessimisme des Russes sur leur économie.

Sources

Documents consultés pour rédiger cet article. Les liens ouvrent le site de l'éditeur.

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