Aller au contenu
TimeLinq
Économie

Inde : l'inflation grimpe à 5,54 % en septembre, au-dessus des attentes, sur fond de pressions sur la banque centrale

L'inflation indienne a atteint 5,54 % en septembre contre 4,82 % en août, selon CNBC, soit un plus haut en 22 mois, alimenté par l'alimentation et les transports.

3 min de lecture

Rédigé avec l'aide d'une IA, à partir de 1 source

Photo illustrant : Reserve Bank of India Mumbai
Photo : Anurag Vijay 03 · CC BY-SA 4.0. Source : Wikimedia Commons

L'essentiel

  • Selon CNBC, l'inflation indienne s'est établie à 5,54 % en septembre, contre 4,82 % en août.
  • D'après le ministère indien des Statistiques, l'inflation alimentaire a atteint 7,74 %.
  • Selon CNBC, la banque centrale a relevé ses taux début octobre, une première depuis 2023.
  • D'après HSBC, une nouvelle hausse des taux est attendue en décembre.

Une inflation supérieure aux attentes

Selon CNBC, l'inflation globale en Inde est montée à 5,54 % en septembre, contre 4,82 % en août. Ce chiffre dépasse légèrement les 5,40 % attendus par les économistes interrogés par Reuters. D'après CNBC, l'indice des prix à la consommation progresse depuis 11 mois consécutifs et se situe à son plus haut niveau depuis 22 mois, dans ce que le média décrit comme l'économie à la croissance la plus rapide du monde.

Cette évolution accentue la pression sur la banque centrale pour qu'elle resserre davantage sa politique monétaire, relève le média.

L'alimentation et les transports en cause

D'après le ministère indien des Statistiques et de la Mise en œuvre des programmes, qui a publié ces données lundi, l'inflation alimentaire a atteint 7,74 % en septembre, contre 5,97 % le mois précédent. Les prix ont augmenté plus vite dans les zones rurales que dans les villes.

Le ministère indique aussi que l'inflation des services de transport de marchandises s'est élevée à 14,73 %, tandis que celle du transport de personnes a progressé de 7,46 %.

La réaction de la Reserve Bank of India

Selon CNBC, la Reserve Bank of India (RBI) a relevé ses taux directeurs plus tôt ce mois-ci, pour la première fois depuis 2023. Elle rejoint ainsi plusieurs grandes banques centrales qui durcissent leur politique afin d'enrayer l'accélération des prix. L'institution a ajouté que, dans les « conditions actuelles », de nouvelles baisses de taux étaient « hors de propos à court terme », la prochaine décision pouvant être une hausse ou une pause.

La RBI table sur une inflation sous-jacente de 4,4 % et une inflation globale de 5,2 % pour l'exercice s'achevant en mars 2027. Ce dernier chiffre dépasse son objectif de moyen terme de 4 %. Elle a par ailleurs relevé de 40 points de base, à 7,1 %, son estimation de croissance, tout en avertissant que des tensions géopolitiques durables, des frictions commerciales, un durcissement des conditions financières et des prix élevés des matières premières pèseraient probablement sur l'activité.

Énergie et météo : deux facteurs de risque

CNBC rappelle que l'Inde figure parmi les pays les plus exposés aux perturbations d'approvisionnement liées à la guerre en Iran. Le pays importe près de 85 % de ses besoins en carburant et, avant ce conflit, dépendait largement des flux énergétiques transitant par le détroit d'Ormuz. Les prix du pétrole restent élevés en raison des tensions au Moyen-Orient. Selon CNBC, des experts jugent qu'ils demeureront volatils à court terme, entre inquiétudes liées au conflit et effets de l'ouragan Isaias.

Les prix alimentaires et l'économie rurale font face à un risque supplémentaire avec le phénomène Super El Niño. D'après CNBC, le pays a reçu entre juin et septembre ses plus faibles précipitations en plus de dix ans, une saison clé pour des cultures largement dépendantes de la pluie et pour les réservoirs. Selon l'India Meteorological Department, ces pluies sont les quatrièmes plus faibles depuis 2001 et les 13es plus sèches depuis 1901. Plusieurs zones d'États agricoles majeurs, dont le Maharashtra, l'Andhra Pradesh, le Pendjab et l'Haryana, subissent une sécheresse extrême.

Ce que disent les analystes

HSBC a indiqué dans une note du 7 octobre, un jour après la décision de la RBI, qu'elle anticipait une nouvelle hausse de taux en décembre. Ses analystes écrivent que ce n'est « peut-être pas un cycle de resserrement profond », mais que c'en est bien un. Ils jugeaient aussi probable que les données d'inflation de septembre affichent un « bond sensible » de l'indice global.

Analyse : d'après les seules informations rapportées par CNBC, le chiffre de septembre confirme la tendance haussière des prix, nourrie à la fois par des facteurs d'offre énergétiques et agricoles. Il se situe au-delà de la prévision d'inflation annuelle de la RBI.

Sources

Documents consultés pour rédiger cet article. Les liens ouvrent le site de l'éditeur.

  1. 1.

À lire aussi