Aller au contenu
TimeLinq
Crypto

Le FBI et le procureur de Brooklyn démantèlent l’infrastructure d’un réseau de fraude crypto ciblant les russophones

Le 14 octobre, le procureur de Brooklyn Eric Gonzalez, avec le FBI, a annoncé la suppression de 241 sites et 112 serveurs d’un réseau de fraude crypto visant des russophones aux États-Unis, entraînant la saisie d’environ 300 000 dollars.

2 min de lecture
Photo illustrant : FBI
Photo : Tony Webster from Minneapolis, Minnesota, United States · CC BY-SA 2.0. Source : Wikimedia Commons

L'essentiel

  • Le 14 octobre, le procureur de Brooklyn Eric Gonzalez a indiqué la mise hors service de 241 sites web et de 112 serveurs liés à une escroquerie crypto ciblant les russophones (selon le Journal du Coin).
  • Les victimes se voyaient bloquer leurs comptes et étaient sollicitées pour des paiements additionnels présentés comme des taxes, une pratique qualifiée de « double punition » (selon le Journal du Coin).
  • Les autorités ont saisi environ 300 000 dollars et aucune arrestation n’a encore été annoncée (selon le Journal du Coin).

Démantèlement de l’infrastructure

Le 14 octobre, le procureur de Brooklyn Eric Gonzalez a déclaré que les forces de l’ordre, avec le soutien de l’unité Virtual Currency Unit du FBI, avaient désactivé une importante infrastructure de fraude en cryptomonnaies. Les opérations ont permis de neutraliser 241 sites web et 112 serveurs hébergés en Europe de l’Est et aux États-Unis, ciblant les serveurs contenant les données des victimes et le logiciel du réseau.

Méthodes employées par le réseau

Selon le Journal du Coin, le dispositif visait des usagers russophones résidant aux États-Unis et aurait détourné des dizaines de millions de dollars. Lorsqu’ils tentaient de retirer leurs fonds, les victimes se heurtaient à des blocages de comptes ou à des demandes de versements supplémentaires présentés comme des taxes ou des frais. Le réseau proposait ensuite de récupérer les fonds contre de nouveaux paiements, une technique qualifiée de « double punition » dans les dossiers de « pig‑butchering ».

Stratégie des autorités américaines

L’unité Virtual Currency Unit avait déjà, avant cette action, saisi ou perturbé 400 domaines associés à la fraude à l’investissement crypto. Face à la multiplication rapide de sites de substitution, les enquêteurs ont choisi de concentrer leurs efforts sur les serveurs, estimant que cette approche rendrait la relance de nouvelles plateformes plus coûteuse pour les fraudeurs. Les autorités ont ainsi saisi environ 300 000 dollars et poursuivent leurs investigations pour récupérer d’autres fonds. Le procureur Gonzalez a précisé que certaines victimes ont perdu l’intégralité de leurs économies, sans arrestation annoncée à ce jour.

Contexte plus large de la cybercriminalité liée aux cryptomonnaies

Le rapport annuel du FBI pour 2025 indique que les escroqueries liées aux cryptomonnaies représentaient approximativement 84 % d’un total de 8,65 milliards de dollars de pertes attribuées à la fraude d’investissement. Toutes catégories de cybercriminalité confondues, les pertes associées aux cryptomonnaies s’élevaient à 11,37 milliards de dollars, soit environ 54 % du total des pertes. Le même organisme a déclaré avoir saisi 17 milliards de dollars dans le cadre de l’opération Blackout, soulignant l’importance accordée à la lutte contre les activités illicites du secteur.

Perspectives et enjeux futurs

Cette opération marque une évolution dans la manière dont les autorités américaines abordent les réseaux de fraude crypto, en ciblant l’infrastructure technique plutôt que les simples noms de domaine. Selon le Journal du Coin, il reste à observer si cette stratégie ralentira durablement les réseaux qui, jusqu’ici, ont toujours su se régénérer rapidement. Le suivi des enquêtes et les éventuelles arrestations futures seront déterminants pour mesurer l’efficacité de cette approche et la capacité des autorités à protéger les investisseurs contre de nouvelles formes d’escroquerie numérique.

Sources

Documents consultés pour rédiger cet article. Les liens ouvrent le site de l'éditeur.

  1. 1.

À lire aussi