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Mondial de l'Auto : Emmanuel Macron inaugure à Paris un salon marqué par la présence des marques chinoises

Le 91e Mondial de l'Auto ouvre lundi à Paris. Selon BFM Business, les marques chinoises pèsent 10 % des ventes européennes et seront plus du tiers des 60 exposants ; Emmanuel Macron inaugure le salon.

3 min de lecture

Rédigé avec l'aide d'une IA, à partir de 1 source

Photo illustrant : Mondial de l'Auto Paris
Photo : Matti Blume · CC BY-SA 4.0. Source : Wikimedia Commons

L'essentiel

  • Selon BFM Business, le 91e Mondial de l'Auto ouvre lundi à Paris et sera inauguré par Emmanuel Macron.
  • D'après BFM Business, les marques chinoises représentent 10 % des ventes en Europe et plus du tiers des 60 exposants.
  • Selon l'Élysée, cité par BFM Business, le chef de l'État mettra l'accent sur l'électrification, la préférence européenne et l'innovation.
  • D'après BFM Business, Stellantis doit dévoiler une Citroën 2CV électrique, qui devrait coûter moins de 15 000 euros.

Une ouverture placée sous l'égide du chef de l'État

D'après BFM Business, le 91e Mondial de l'Auto ouvre ses portes lundi à Paris. Il est inauguré par Emmanuel Macron, et les constructeurs européens y comptent faire de la résistance face à une concurrence chinoise de plus en plus vive. Selon le média, il s'agira du dernier Mondial de son double quinquennat, le chef de l'État devant quitter ses fonctions en mai 2027.

L'Élysée a annoncé dimanche que le président mettrait l'accent sur trois priorités : l'électrification des véhicules, la préférence européenne et l'innovation, notamment sur le véhicule autonome. Lundi, toujours selon BFM Business, il doit se rendre sur les stands de Valeo, de Renault, de Stellantis et de la Fabrique de l'Innovation, stand de la Plateforme de l'automobile (PFA), qui représente les constructeurs et co-organise le salon. Il présidera ensuite une table ronde consacrée au véhicule autonome.

Un dîner à l'Élysée sans les constructeurs chinois

Dimanche soir, Emmanuel Macron a reçu une soixantaine d'acteurs européens de la filière lors d'un dîner à l'Élysée. D'après BFM Business, les constructeurs chinois en étaient les grands absents : l'Élysée a précisé que la soirée réunissait des acteurs « ayant investi de longue date en Europe ».

Le média rapporte que le président est en première ligne dans la défense de l'industrie automobile européenne face à l'afflux de véhicules hybrides chinois, et qu'il plaide aussi pour des transferts de technologie chinois en Europe. Antonio Filosa, directeur général de Stellantis, a salué cet engagement et mis en avant le « made in Europe » dans un entretien à l'AFP dimanche.

La place des marques chinoises

Selon BFM Business, l'édition débute dans un climat complexe. L'industrie automobile européenne n'a jamais retrouvé son niveau de ventes d'avant-Covid. Elle évolue dans un cadre réglementaire européen décrit comme à la fois protecteur du « made in Europe », incitatif pour l'électrique et contraignant sur les objectifs environnementaux.

Les marques chinoises représentent désormais 10 % des ventes de véhicules en Europe, d'après le média, et constitueront plus du tiers des 60 exposants du salon. BFM Business ajoute que la Chine a accepté vendredi de freiner sensiblement ses exportations de voitures hybrides vers l'Union européenne, ce qui devrait empêcher l'arrivée de millions de ces véhicules dans les prochaines années.

Les déclarations des responsables

L'Élysée affirme que « l'électrification est le moteur de la reprise du marché et de la production en France ». La présidence indique que la part de marché des véhicules électriques est passée de 1 % en 2017 à 40 % en septembre en France.

Le ministre délégué chargé de l'Industrie, Sébastien Martin, a estimé dimanche, lors d'une présentation de nouveaux modèles du groupe Volkswagen, que le Mondial se tenait « à un moment très particulier ». Il a évoqué un choc venu de l'extérieur et souhaité que la filière et les pouvoirs publics montrent leur envie de relever ce défi.

Le directeur du salon, Serge Gachot, a déclaré à l'AFP que « le monde bouge » et promis une belle fête de l'automobile. Emanuele Cappellano, directeur général des activités européennes de Stellantis, a lancé lors d'une soirée du groupe que Paris devenait la capitale automobile du monde pendant le salon.

Essais et nouveautés au programme

Le salon, organisé tous les deux ans dans la capitale, prévoit environ 500 000 visiteurs, comme en 2024. Selon un communiqué du Mondial cité par BFM Business, ils pourront essayer près de 90 modèles de 20 marques, citadines, berlines et SUV, électriques ou hybrides, avec plus de 5 000 créneaux d'essai. Serge Gachot indique que des essais de conduite entièrement automatique, supervisée, sont aussi prévus, notamment avec Tesla.

Stellantis, présent avec huit marques, doit dévoiler la version électrique de la Citroën 2CV, dont la production s'était arrêtée en 1980. Elle devrait coûter moins de 15 000 euros. Toutes les marques du groupe Volkswagen sont attendues, ainsi que Renault, Mercedes, Hyundai, Volvo et Smart, ces quatre dernières étant absentes en 2024.

Analyse

Sur la seule base des éléments publiés par BFM Business, le salon apparaît à la fois comme une vitrine commerciale et comme un moment de tension pour la filière. Les marques chinoises y sont bien représentées, alors que les responsables cités évoquent un choc extérieur pour l'industrie européenne. L'absence des constructeurs chinois au dîner de l'Élysée et la mise en avant de la préférence européenne illustrent, d'après ces sources, la manière dont les pouvoirs publics abordent l'événement.

Instruments cités

Sources

Documents consultés pour rédiger cet article. Les liens ouvrent le site de l'éditeur.

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