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Économie

FMI : Kristalina Georgieva voit dans l'IA un soutien à une croissance mondiale d'environ 3 % en 2026, surtout en Asie

Ouvrant les réunions FMI-Banque mondiale à Bangkok, Kristalina Georgieva a affirmé que l'essor de l'IA appuie la croissance, avant tout en Asie, en dépit de la crise énergétique.

2 min de lecture

Rédigé avec l'aide d'une IA, à partir de 2 sources

Photo illustrant : Kristalina Georgieva FMI
Photo : Fotografía oficial de la Presidencia de Colombia · Public domain. Source : Wikimedia Commons

L'essentiel

  • Selon Kristalina Georgieva, la croissance mondiale devrait rester proche de 3 % cette année, malgré la crise énergétique, grâce notamment à l'IA.
  • D'après Kristalina Georgieva, l'IA pourrait ajouter de 0,5 à 1 point de pourcentage de croissance aux économies asiatiques avancées.
  • Kristalina Georgieva a déclaré que, selon le FMI, l'IA pourrait à terme toucher 40 % des emplois.
  • Selon BFM Business, le FMI doit publier ses perspectives actualisées mardi.

Une croissance mondiale attendue autour de 3 %

Kristalina Georgieva, directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), a déclaré lundi 12 octobre 2026 que l'essor des investissements dans les infrastructures d'intelligence artificielle (IA) contribue à soutenir l'activité mondiale. D'après BFM Business, elle table sur une croissance d'environ 3 % cette année, en dépit de la crise énergétique.

Toujours selon BFM Business, le FMI avait annoncé en juillet viser une croissance mondiale de 3 % pour 2026. L'institution doit présenter mardi ses perspectives actualisées.

L'Asie en première ligne

Kristalina Georgieva s'exprimait le premier jour d'une série de réunions du FMI et de la Banque mondiale, organisées à Bangkok pendant une semaine. Elle a expliqué que l'Asie est la première région à en bénéficier, de nombreux pays, dont la Thaïlande, fournissant des infrastructures d'IA.

Elle a décrit un « choc de la demande » et un choc des investissements déjà en cours. Selon ses estimations, la croissance des économies asiatiques avancées pourrait gagner de 0,5 à 1 point de pourcentage, et celle des économies asiatiques émergentes de 0,2 à 0,8 point.

Elle a ajouté que les États-Unis, la Chine et l'Inde sont les acteurs principaux de la chaîne d'approvisionnement de l'IA, mais que beaucoup d'entreprises construisant les infrastructures requises se trouvent en Asie. Elle a cité la Thaïlande, hôte des réunions cette année.

Emploi et recettes fiscales

Kristalina Georgieva a comparé l'IA à un « tsunami qui avance lentement ». Elle juge que ses effets seront profonds sur l'emploi, la croissance, l'éducation et les modes de collecte de l'impôt, en raison d'un partage de la valeur ajoutée attendu plus favorable au capital.

BFM Business explique que, l'IA pouvant automatiser de nombreuses tâches, certains experts anticipent un glissement des revenus du travail, c'est-à-dire des salaires, vers les détenteurs de technologies et de machines.

Kristalina Georgieva a indiqué que, selon le FMI, l'IA pourrait à terme transformer, déprécier ou faire disparaître 40 % des emplois. Elle a aussi mentionné une première étude selon laquelle 10 % des emplois aux États-Unis demandent déjà des compétences en IA.

Les interventions d'Ajay Banga et de Tharman Shanmugaratnam

Ajay Banga, président de la Banque mondiale, a indiqué que l'institution entend s'appuyer sur la « petite IA », qui n'utilise pas de grands modèles de langage. Il y voit un levier de productivité pour des agriculteurs, des systèmes de santé, des enseignants et d'autres acteurs des pays émergents. Selon BFM Business, il a placé l'emploi au centre de son mandat.

Tharman Shanmugaratnam, président de Singapour, a invité les gouvernements à se préoccuper des jeunes diplômés qui cherchent un premier emploi. Il a averti d'un risque de « nouvelle divergence » entre économies en développement et économies avancées, pour la croissance comme pour l'emploi. Selon lui, l'IA accentuera cet écart si les États restent trop passifs.

Une participation inégale

Environ 18 000 personnes devraient se rendre aux réunions de Bangkok, dont des responsables financiers des 191 pays membres du FMI. Des sources proches du dossier, citées par BFM Business, indiquent toutefois que plusieurs ministres de premier plan ne feront pas le déplacement, car leurs priorités nationales les retiennent. Sont mentionnés Scott Bessent, côté américain au Trésor, et Arcadi España, pour les Finances espagnoles.

Analyse

Les propos de Kristalina Georgieva présentent l'IA à la fois comme un appui à court terme pour la croissance, surtout asiatique, et comme une source de changements structurels pour l'emploi et les finances publiques. Les chiffres cités sont ses propres estimations. Les perspectives attendues mardi montreront comment le FMI les prend en compte. Investing.com a aussi publié le même jour un article sur l'IA face au vieillissement de la main-d'œuvre en Asie, dont seul le titre est connu.

Sources

Documents consultés pour rédiger cet article. Les liens ouvrent le site de l'éditeur.

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