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Économie

Trump dit examiner un soutien à l'Arabie saoudite contre les Houthis après l'attaque meurtrière de l'aéroport de Riyad

Interrogé samedi sur un possible appui aux frappes saoudiennes au Yémen, Donald Trump a dit qu'il allait étudier la question, après une attaque ayant fait 12 morts à l'aéroport de Riyad, selon CNBC.

3 min de lecture

Rédigé avec l'aide d'une IA, à partir de 1 source

Photo illustrant : Aéroport international King Khalid Riyad
Photo : Vanquish0 · CC BY-SA 4.0. Source : Wikimedia Commons

L'essentiel

  • Interrogé samedi sur un appui aux frappes saoudiennes, Donald Trump a dit qu'il allait examiner la question, selon CNBC.
  • Selon l'autorité saoudienne de l'aviation civile, citée par CNBC, l'attaque contre l'aéroport de Riyad a fait 12 morts et 309 blessés.
  • Deux responsables saoudiens ont dit à MS NOW, selon CNBC, que le royaume demandait un soutien défensif urgent aux États-Unis.
  • Selon CNBC, qui cite Reuters, le ministère saoudien de l'Énergie a indiqué que le WPC Energy Congress se tiendrait à Riyad dimanche.

Une réponse américaine encore à l'étude

Le président américain Donald Trump a déclaré qu'il envisageait de rejoindre l'Arabie saoudite dans ses représailles contre les Houthis, soutenus par l'Iran, au Yémen. Selon CNBC, cette perspective pourrait entraîner davantage les États-Unis dans un second front de la guerre avec l'Iran.

Samedi, devant la Maison-Blanche, on lui a demandé si les États-Unis appuieraient les frappes saoudiennes. Sa réponse, rapportée par CNBC, a été en substance qu'ils le pourraient et qu'il allait examiner la question. Il a ajouté que Washington venait d'être informé de l'attaque récente, qu'une décision serait prise et qu'il agissait très vite.

La Maison-Blanche n'avait pas répondu immédiatement à la demande de commentaire de CNBC.

Riyad demande une aide urgente

Deux responsables du gouvernement saoudien, dont un membre du ministère des Affaires étrangères, ont déclaré à MS NOW que le royaume sollicitait un « soutien défensif urgent » des États-Unis. Ils ont requis l'anonymat en raison de la sensibilité du sujet. Selon eux, Washington doit intervenir « dès que possible » pour aider la coalition dirigée par l'Arabie saoudite au Yémen face aux Houthis.

Un bilan lourd à l'aéroport King Khalid

D'après l'Autorité générale saoudienne de l'aviation civile, citée par le média officiel Saudi Gazette, l'attaque contre l'aéroport international King Khalid de Riyad a fait 12 morts et 309 blessés. CNBC précise qu'il s'agit de la deuxième attaque meurtrière contre cet aéroport en moins d'une semaine. Jeudi, trois Saoudiens, dont un pilote, ont été tués dans des attaques menées par les Houthis contre le site.

Le colonel Turki Al-Maliki, porte-parole de la coalition menée par l'Arabie saoudite, a qualifié l'attaque de « crime de guerre ». Dans un message sur X, il a annoncé que le commandement conjoint de la coalition répondrait de façon déterminée, conformément au droit international humanitaire coutumier.

Les Houthis maintiennent leurs menaces

Après l'attaque de samedi, les Houthis ont renouvelé leur avertissement aux compagnies aériennes, aux employés et aux voyageurs, en leur déconseillant d'utiliser les aéroports et l'espace aérien saoudiens. Selon leur message sur X, seuls les aéroports de La Mecque et de Médine sont exclus de cette mise en garde.

Outre les attaques contre l'aviation civile, CNBC indique que les Houthis cherchent à entraver le trafic de pétroliers par le détroit de Bab el-Mandeb, voie d'entrée vers la mer Rouge, comme l'Iran l'a fait de fait dans le détroit d'Ormuz. Plus tôt ce mois-ci, les forces du gouvernement yéménite ont dit avoir repris aux Houthis la ville portuaire de Moka.

Énergie et calendrier politique

Selon CNBC, l'Arabie saoudite est intervenue dans la guerre civile yéménite après la prise de Sanaa par les Houthis en 2014. Le mois dernier, l'administration Trump a approuvé la vente potentielle de près de 50 avions F-35 au royaume, pour 24,3 milliards de dollars. La chaîne indique que la transaction est soumise à l'examen du Congrès.

D'après Reuters, cité par CNBC, le ministère saoudien de l'Énergie a indiqué qu'une conférence énergétique internationale prévue de longue date se tiendrait dimanche à Riyad. Le WPC Energy Congress, qui dure cinq jours, a lieu dans un centre de congrès proche de l'aéroport King Khalid. La télévision d'État a dit à Reuters que plus de 70 ministres, 300 dirigeants d'entreprises et des représentants de plus de 25 organisations énergétiques internationales avaient confirmé leur participation, sans précision sur une présence physique ou à distance. Une réunion ministérielle du Forum international de l'énergie est aussi prévue, avec une séance plénière à huis clos, d'après Reuters.

CNBC rappelle que les prix de l'énergie ont fortement augmenté depuis le début de la guerre, lancée le 28 février par des frappes américaines et israéliennes sur des cibles iraniennes. Selon la chaîne, la hausse des prix des carburants sur le marché intérieur américain est un sujet important pour les électeurs avant les élections de mi-mandat du mois prochain.

Analyse : les limites d'un engagement

Cette analyse s'appuie uniquement sur les éléments rapportés par CNBC, dont les avis de deux sources qu'elle cite. Un soutien américain aurait un coût militaire, souligne la chaîne. Le Critical Threats Project, rattaché à l'American Enterprise Institute, estime qu'une implication dans la campagne aérienne saoudo-yéménite contre les capacités balistiques houthies serait la première action militaire américaine directe contre le groupe depuis la fin de l'opération Rough Rider, en mai 2025. Selon CNBC, cette offensive visait à affaiblir les Houthis, mais les attaques récentes montrent que le groupe s'est reconstitué.

Steven Cook, du Council on Foreign Relations, a écrit le mois dernier qu'après sept mois de guerre, des questions se posent sur la capacité américaine à mener une campagne prolongée contre les Houthis, à reprendre le combat contre l'Iran si nécessaire et à se préparer à d'autres éventualités, notamment en Asie de l'Est. Enfin, selon CNBC, le ministre britannique de la Défense a indiqué que son gouvernement examinait lui aussi la manière de réagir ; le texte disponible s'interrompt à ce stade.

Sources

Documents consultés pour rédiger cet article. Les liens ouvrent le site de l'éditeur.

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